• Comment euthanasier un poisson ?

    L'euthanasie d'un poisson maintenu dans un aquarium peut devenir un acte utile afin d'éviter les nombreuses souffrances de l'animal. Même si cela ne se montre pas fréquent, l'euthanasie découle dans un bon sens lorsqu'un poisson tombe gravement malade, présente une infection contagieuse, souffre de blessures irréprochables ou d'autres soucis pouvant mettre la population de l'aquarium en danger. Sacrifier l'animal peut être bouleversant pour de nombreuses personnes mais se montre parfois obligatoire afin d'éviter plus de problèmes.

    De nombreuses techniques d'euthanasie existent pour les poissons d'aquariums ; certaines sont douces et respectent les valeurs et le bien-être de l'animal tandis que d'autres sont brutales et cruelles. Souvent, le but étant d'éviter au maximum les souffrances de l'animal durant son euthanasie.

     

    Euthanasie à l'huile essentielle de clou de girofle

    Comment euthanasier un poisson ?

    Cette méthode est la mieux recommandée par les vétérinaires et de nombreux aquariophiles professionnels. En plus d'être simple à pratiquer, elle ne provoque guère de souffrance au poisson ; l'huile essentielle, à faible dose, agit comme un anesthésiant et provoque un état de sommeil artificiel au poisson. L'huile essentielle ne provoque la mort qu'à forte dose. Le poisson meurt d'une overdose d'eugénol, un composé aromatique présent dans les clous de girofle.

    Un autre technique consiste à endormir le poisson avec l'huile essentielle de clou de girofle, puis de le plongez délicatement dans un bassin d'eau avec une proportion de 20% d'alcool (souvent, la vodka est utilisée pour cette anesthésie).

     

    Congélation

    Comment euthanasier un poisson ?

    Cette technique, moins employée, consiste à faire mourir le poisson grâce à une congélation lente, par le froid. En se basant sur leur physiologie, le poisson étant un animal à sang froid, les poissons ainsi que les mollusques et les crustacés ne disposent pas de capteurs de température pour détecter et sentir les différences de températures dans leur environnement.

    Cette forme d'euthanasie consiste à placer le poisson dans un récipient (bouteille en plastique, ...) contenant de l'eau provenant du bassin et de le placez dans la zone congélation du réfrigérateur ou dans le congélateur même. Au fur et à mesure que l'eau va se refroidir, le poisson va être anesthésié par le froid puis son organisme va commencer à stopper ses fonctions vitales dont la respiration.

    Cette méthode d'euthanasie n'est pas acceptée pour beaucoup de personnes et certaines la jugent même cruelle. Une autre option consiste d'abord à faire endormir le poisson avec de l'huile essentielle de clou de girofle puis de le placez dans le froid une fois que l'animal est plongé dans un sommeil profond.

     

    Benzocaïne

    Comment euthanasier un poisson ?

    Cette méthode consiste à plonger délicatement le poisson dans un récipient contenant une solution d'eau ayant une concentration importante de benzocaïne. Cette substance agit comme un puissant anesthésiant ; le poisson est doucement plongé dans un sommeil artificiel jusqu'à ce que le cœur du poisson cesse de battre. Cette opération prend en générale entre 5 et 10 minutes, suivant le poisson et la dose de benzocaïne.

     

    Action physique / Coup à la tête / Décapitation

    Comment euthanasier un poisson ?

    Ces méthodes sont rarissimes, d'un point de vue chez les poissons maintenus en aquarium. Elle est surtout employée chez les pêcheurs à la ligne. La décapitation et le coup sur la tête sont souvent jugées brutales ; elles consistent soient à trancher la tête du poisson avec un couteau aiguisé et bien tranchant ou à l'assommer d'un coup brutal sur une surface solide comme une pierre. 

    L'euthanasie d'un poisson par l'action physique demande de l'expérience et des connaissances sur l'anatomie des poissons. Si la vue du sang (hématophobie) ou le fait de devoir achever un poisson de vos propres mains peut vous affecter, choisissez une autre méthode plus douce.

    Ces techniques ne doivent être utilisées qu'en cas de dernier recours. Souvent, elles sont employées pour les animaux destinés à servir de nourriture.

    Attention : Pour beaucoup d'espèces, les poissons peuvent toujours rester conscients, même après avoir été assommés ou que leur tête ait été séparés de leur corps, ce qui peut provoquer davantage de souffrances inutiles.

     

    Jeter le poisson dans la toilette (WC)

    Cette méthode à longtemps été utilisée par les débutants et les amateurs, et malgré le fait qu'elle soit strictement interdit (même illégalement), elle est toujours employée.

    Le principe étant de jeter le poisson dans la toilette mais cette méthode est l'une des plus cruelles ; le poisson étant toujours vivant, il souffrira énormément à cause des remous et des vibrations importantes lorsqu'il voyagera dans les canalisations, encore vivant. Les multiples chocs finiront par l'achever.

     

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  • Pourriture des nageoires

    Nom scientifique : Aeromonas sp., Flexibacter columnaris et Pseudomonas sp.

    Nom vernaculaire : Pourriture des nageoires (ou moins souvent Nécrose des nageoires)

    Classe : Bactérie

    Type : Infection

    Symptôme(s) : Décomposition des nageoires, nécroses cutanées, mycose au niveau de la bouche et / ou altération des tissus vivants aux alentours de la zone infectée. Chez certaines espèces de poissons, les couleurs peuvent être atténuer.

    L'apparition d'une voile blanchâtre / jaunâtre sur le bord des nageoires caudales ou anales est un symptôme signe d'une infection. Dans certains cas, les nageoires pourrissent totalement et ne laissent que de vulgaires lambeaux de peau transparente et menant, à terme, à la disparition complète de la nageoire empêchant une nage correcte.

    La mycose buccale caractérisée par une mousse cotonneuse blanche sur la bouche est un symptôme de départ de l'infection. Des tâches rouges vif sur la peau sont des signes d'hémorragies internes. Ces hémorragies peuvent mener à des infections au niveau des branchies ou des difficultés respiratoires menant à une décoloration de la robe du poisson, une perte de poids et un comportement apathique.

    Cause(s) : La cause majeure est dû, entre autre, à la production intensive des poissons pour les aquariums. Dans les élevages, la surpopulation, le manque de diversité génétique et les traitements antibiotiques ont mené à l'apparition régulière de cette maladie dans les commerces et les aquariums.

    Traitement(s) préventif(s) : Un traitement au sulfate de cuivre peut aider à prévenir l'apparition d'une infection.

    Une baisse de la température de l'eau peut faire diminuer les chances aux bactéries de se multiplier ; en effet, ces bactéries se plaisent dans une eau entre 25°C et 35°C

    Traitement(s) curatif(s) : Un traitement pour tenter de guérir la maladie est compliqué, du fait que les trois genres de bactéries présentent une étonnante résistance aux médicaments et aux antibiotiques, du fait de l'élevage intensive.

    Le chlorure de sodium (ou sel marin) peut favoriser la guérison des poissons n'ayant pas subi d'importants dégâts. Les poissons ayant leurs nageoires totalement décomposées sont condamnés à mourir ; il est préférable de les sortir pour les euthanasier et éviter ainsi une contamination plus importante.

     

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  • Lymphocystose

    Nom scientifique : Lymphocystivirus sp.

    Nom vernaculaire : Lymphocystose

    Classe : Virus

    Type : Infection

    Symptôme(s) : Kystes de couleur blanchâtre ou moins souvent, légèrement rosés, mesurant entre 0.4 mm et 2 mm de diamètre et se formant en petites grappes sur la zone infectée.

    Les poissons infectés montrent des difficultés à nager et peuvent rester inactifs, surtout si les kystes se forment sur les branchies ce qui peut mener à des difficultés respiratoires. Le poisson infecté présente parfois un comportement apathique et ne réagit pas. Le virus provoque une hypertrophie (= croissance anormale élevée) des cellules tissulaires du poisson, entraînant la formation de nodules blancs et visibles à la surface des nageoires et du corps. Ces nodules s'agglomèrent pour former des excroissances beaucoup plus grosses.

    Les excroissances se développent essentiellement sur la bouche, les nageoires, la peau et les branchies. Elles peuvent mener à d'autres infections bactériennes qui peuvent sérieusement affaiblir le poisson infecté ou mener à une hémorragie.

    Au dernier stade de développement, le virus peut mener à une inactivité du poisson, l'empêchant de se nourrir et de nager, et même de respirer ce qui amène à la mort.

    Cause(s) : La source directe vient de la présence du virus dans l'eau du bassin mais des poissons en bonne santé et correctement nourris présentent une bonne résistance à la maladie. Les causes indirectes viennent surtout du stress, d'une blessure, d'une alimentation inadapté ou d'une mauvaise acclimatation.

    Traitement(s) préventif(s) : Le mieux est d'offrir aux poissons une vie sans la moindre source de stress possible. Une alimentation adaptée et une bonne hygiène du bassin permet d''éviter l'apparition du virus.

    Traitements curatif(s) : Aucun remède n'est connu pour lutter contre le virus. En effet, le virus subit régulièrement des mutations dans son ADN, ce qui complique pour pouvoir le combattre.

    Dans le cas d'une infection grave, un vétérinaire spécialisé peut éventuellement effectuer une intervention chirurgicale consistant à une ablation des zones infectées suivi d'un traitement antibiotique pour prévenir les infections bactériennes des plaies ouvertes. La guérison, si l'intervention est un succès, peut prendre plusieurs mois.

     

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  • Maladie des points blancs

    Nom scientifique : Ichthyophthirius multifiliis

    Nom vernaculaire : Ichthyophthiriose (ou mieux connu du public sous le nom de Maladie des points blancs)

    Classe : Protozoaire

    Type : Parasite

    Symptôme(s) : Apparition de tâches blanchâtres sur le corps du poisson, le plus souvent au niveau des nageoires mais peut infecter n'importe quelle zone du corps. Les parasites s'installent sous la peau du poisson et s'y développent. Au fur et à mesure du développement, les tâches peuvent grossir en taille et se multiplier pour infecter d'autres zones du corps.

    La maladie peut atteindre tout le corps du poisson, jusqu'à l'affaiblir sérieusement, pouvant mener à la mort dans les 10 jours qui suivent l'apparition des parasites.

    Cause(s) : La cause majeure est dû à l'introduction involontaire du parasite dans le bassin, dû à l'installation de nouvelle décorations ou de végétation, l'introduction de nouveaux poissons, ou même d'une eau infectée provenant d'un autre bassin.

    Des poissons peuvent être des porteurs sains du parasite sans en souffrir mais peuvent involontairement infecter d'autres espèces plus sensibles ou des poissons affaiblis.

    Les parasites profitent souvent des poissons affaiblis, blessés ou ayant une immunité réduite pour pouvoir les infectés. L'immunité contre la maladie se développe lorsque les poissons sont correctement nourris et qu'ils grandissent dans un volume d'eau suffisant pour leur croissance.

    Traitement(s) préventif(s) : Le chlorure de méthythioninium (ou Bleu de méthylène) est un excellent antiseptique pour prévenir la maladie. En cas de prévention ou d'une éventuelle apparition de la maladie, on peut y verser quelques gouttes pour une cinquantaine de litres.

    Traitement(s) curatif(s) : Le vert de malachite peut agir comme un antiparasitaire efficace lorsque la maladie est en bonne partie développée. Il peut être associé avec du formol mais sans excès bien qu'il est mieux de l'utiliser seul ; on peut compter 15 milligrammes pour un litre d'eau.

    Le formol / méthanal peut agir comme un désinfectant si la dose est correctement respectée. La dose ne doit pas dépassée 2 gouttes pour 5 litres d'eau.

    Le Bleu de méthylène peut éventuellement agir en cas d'infection sérieuse bien que la guérison ne soit pas garantie. La dose pourra être plus concentrée que pour un traitement préventif ; 5 gouttes pour vingt litres d'eau. L'éclairage pourra être coupé ; les parasites se développant davantage en présence de lumière.

    En cas d'infection sérieuse ou en dernier recours, la température de l'eau peut être volontairement bouleversée (par exemple : 30°C pendant la journée et 20°C pendant la nuit). Ces parasites ne supportant pas de grandes variations de températures sur de courtes périodes. Cette technique ne doit être utilisée qu'en cas d'extrême urgence ou en dernier recours, tout comme les parasites, les poissons infectés peuvent souffrir de la variation importante de la température de l'eau.

     

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