• Cichlidé nain Cacatoès

    Nom scientifique : Apistogramma cacatuoides

    Nom vernaculaire : Cichlidé nain Cacatoès

    Famille : Cichlidés

    Longévité : 3 à 5 ans

    Taille : - Mâle : 7 cm à 10 cm

                - Femelle : 4 cm à 6,5 cm

    Origine : Colombie et Pérou

    Comportement : C'est une espèce habituellement paisible bien qu'il reste essentiellement belliqueux lorsqu'il s'agit de son territoire. Il a un bon comportement grégaire avec de nombreuses espèces amazoniennes et la présence d'autres espèces Apistogramma est au mieux à éviter, sauf si le volume du bassin est suffisamment grand pour accueillir deux ou plusieurs espèces. La femelle est calme et grégaire mais devient agressive lors de la période de reproduction.

    Les mâles sont agressifs entre eux ; la cohabitation de plusieurs mâles n'est possible que si un volume suffisamment grand est possible. Dans un bassin avec plusieurs mâles, une hiérarchie s'établit ; les mâles soumis ne développent pas de nageoires Cacatoès, typique de l'espèce, ni la coloration du mâle. Un mâle soumis imite une femelle en copiant ses couleurs et son physique et peut ainsi tenter de s'accoupler avec des femelles plus matures alors que les femelles plus jeunes se laissent tenter par les mâles les plus dominants. Si le mâle alpha meurt ou disparaît, le mâle soumis commencera à développer ses couleurs et ses nageoires pour prendre sa place.

    Le mâle est polygame et peut vivre avec un harem pouvant aller jusqu'à 5 femelles pour lui seul. Il prend en charge la défense des territoires de ses femelles.

    L'espèce apprécie les racines d'arbres immergées ainsi qu'une végétation variée ; pouvant aller d'une végétation maigre à une vraie forêt aquatique. Des cachettes est requis en abondance.

    Alimentation : Carnivore. L'espèce est un excellent chasseur. Il chasse essentiellement des invertébrés aquatiques, d'organismes benthiques et d'alevins d'autres poissons.

    Occasionnellement, des petits poissons et des crevettes peuvent être consommés.

    En captivité, des larves de moustiques, des vers de vase rouges, de la crevette écrasée, du poisson blanc (sans graisse) et des vers de terre peuvent être distribués aux poissons. Les proies vivantes stimulent davantage leur comportement de chasse et la reproduction.

    Reproduction : Pendant le frai, le mâle peut s'accoupler avec plusieurs femelles (au minimum deux, cela permet d'éviter que le mâle n'harcèle en permanence qu'une seule femelle, qui pourrait vite s'épuiser).

    La reproduction est davantage stimulée par l'apport régulier de proies vivantes. Une couche de feuilles mortes (Quercus roburFagus sylvatica ou Carpinus betulus) permet de simuler davantage les fonds des rivières amazoniennes et aux poissons de cacher leur couvée dans le lit de feuilles.

    La femelle peut pondre 100 à 250 œufs sur un substrat aménagé et à l'abri des autres poissons, souvent dans un recoin discret comme une roche ou de la végétation dense (en bassin de reproduction, un pot de fleur en terre cuite renversé, des morceaux de poteries non traités ou non peints, une souche creusée ou une noix de coco découpée peut faire l'affaire).

    L'éclosion des œufs débute, en moyenne, 72 heures après la fécondation. Les alevins restent collés les uns aux autres et les parents les protège contre les prédateurs. Quelques jours après la naissance, les alevins deviennent indépendants et peuvent nager en pleine eau, chassant du zooplancton.

    Remarque : Parfois, il peut arriver que tout un élevage d'alevins se fasse adopter par une autre femelle.

    Zone de vie : Zone inférieure

    Température de l'eau : 25°C à 30°C

    Dureté de l'eau : 1 °d GH à 8 °d GH

    pH : 5 - 7,5

     

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  • Nom scientifique : Mikrogeophagus ramirezi
     

    Nom vernaculaire : Cichlidé nain de Ramizeri (ou tout simplement appelé Ramizeri)

    Famille : Cichlidés

    Longévité : 6 mois à 5 ans, selon les conditions de maintenance et l'alimentation.

    Taille : - Mâle : 5 cm à 7 cm

                - Femelle : 5 cm à 6 cm

    Origine : Colombie et Venezuela

    Comportement : De nature calme et sociale, l'espèce cohabite avec beaucoup d'espèces de Characidés tels que Hemigrammus, Hyphessobrycon ou Paracheirodon et d'autres Apistogramma (si le volume du bassin le permet) ainsi que les genres Corydoras et Platydoras dans son milieu naturel. L'espèce vit en couple ou souvent en petits groupes.

    Une cohabitation avec des crevettes d'ornements est risquée ; les deux animaux vivant et exploitant la même zone de vie, et très souvent, les crevettes deviennent des proies faciles pour ces poissons.

    Une végétation luxuriante, beaucoup de racines d'arbres et un substrat composée d'un mélange de sable de rivière et de gravier fin est requis pour sa maintenance.

    Attention : Ne pas cohabiter l'espèce avec des poissons hyperactives ou agressives ; les poissons seraient vite intimidés et finiraient par disparaître dans la végétation et ne se montrer que rarement.

    Attention : Le bien-être du poisson et la reproduction de son environnement naturel est primordiale pour la maintenance de cette espèce ; vivant dans de mauvaises conditions ou dans un environnement lui plaisant pas, il peut s'adapter très mal et parfois se laisser mourir ! 

    Le non-respect du bien-être et de mauvaises conditions de maintenance, en captivité, sont les premières causes de mortalité chez cette espèce ; sa longévité peut devenir très vite réduite (parfois, les poissons ne survivent pas plus d'un mois après avoir été introduit !).

    Alimentation : Omnivore, à prédominance carnivore. L'espèce chasse près du fond de l'eau toutes sortes d'invertébrés aquatiques, de crevettes et autres organismes benthiques.

    En captivité, une nourriture vivante est largement plus appréciée que celle congelée. Des vers de vase rouges, larves de moustiques, daphnies et gammares peuvent être distribués vivants aux poissons. D'ailleurs, comme chez beaucoup d'espèces, les proies vivantes stimulent davantage la reproduction et la coloration des poissons.

    Reproduction : L'espèce étant timide, le bassin où la reproduction aura lieu comportera un nombre important de cachettes, sous forme de roches, de bois immergé et de végétation dense. Le substrat sera de type sableux. La reproduction est, avant tout, stimulée par l'apport régulier de proies vivantes ainsi qu'un changement d'eau du bassin sur plusieurs jours pour simuler un début de saison des pluies.

    Un dimorphisme sexuel est facilement observable ; les mâles présentent une nageoire dorsale plus développée et un abdomen, souvent, colorée de rouge-violâtre que chez les femelles. La femelle présente, avant le frai, un abdomen arrondie.

    Pendant le frai, le mâle devient très vite territorial et ne tolère pas la présence d'autres mâles, considérés comme rivaux.

    La femelle peut pondre entre 150 et 300 œufs mais des femelles matures peuvent en pondre jusqu'à 500. Les œufs sont de petite taille (env. 1 millimètre) et déposés sur des roches plates ou dans des petites crevasses rocheuses ou des trous creusés dans le gravier. L'espèce est un bon nidificateur et effectue régulièrement des soins parentaux à la couvée ; aération des œufs, défense du nid, ... Les œufs ont besoin de chaleur pour être incubés ; la température de l'eau doit être constante à 29°C.

    Les alevins nagent en pleine eau à partir du 5ème jour après la naissance. Ils sont escortés et guidés par leurs parents, et les rassemblent ensemble autour des sites de nourritures riche en zooplancton (infusoires, paramécies, ...).

    Remarque : Il peut arriver que le couple devient instable pendant la période de reproduction. C'est une période critique de la reproduction, surtout chez les jeunes couples. Lorsque le couple devient instable, les parents se séparent et peuvent détruire la couvée en la dévorant.

    Attention : L'espèce, comme tous les autres espèces de cichlidés sauvages, est beaucoup plus colorée que les spécimens ayant été élevés en captivité. Souvent, ils en souffrent à cause d'une mauvaise maintenance et des injections répétées d'hormones pour intensifier artificiellement leurs couleurs. Malheureusement, ces injections hormonales entraînent une baisse de fertilité ; en captivité, environ 30% des mâles Mikrogeophagus ramizeri sont stériles en raison des injections.

    La variété Jumbo de l'espèce a totalement perdu ses capacités reproductrices contre des couleurs beaucoup plus intenses, pour satisfaire les aquariophiles.

    Zone de vie : Zone inférieure

    Température de l'eau : 24°C à 29°C

    Dureté de l'eau : 1 °d GH à 5 °d GH

    pH : 5,5 - 7

     

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