• Cichlidé nain de Ramizeri

    Nom scientifique : Mikrogeophagus ramirezi
     

    Nom vernaculaire : Cichlidé nain de Ramizeri (ou tout simplement appelé Ramizeri)

    Famille : Cichlidés

    Longévité : 6 mois à 5 ans, selon les conditions de maintenance et l'alimentation.

    Taille : - Mâle : 5 cm à 7 cm

                - Femelle : 5 cm à 6 cm

    Origine : Colombie et Venezuela

    Comportement : De nature calme et sociale, l'espèce cohabite avec beaucoup d'espèces de Characidés tels que Hemigrammus, Hyphessobrycon ou Paracheirodon et d'autres Apistogramma (si le volume du bassin le permet) ainsi que les genres Corydoras et Platydoras dans son milieu naturel. L'espèce vit en couple ou souvent en petits groupes.

    Une cohabitation avec des crevettes d'ornements est risquée ; les deux animaux vivant et exploitant la même zone de vie, et très souvent, les crevettes deviennent des proies faciles pour ces poissons.

    Une végétation luxuriante, beaucoup de racines d'arbres et un substrat composée d'un mélange de sable de rivière et de gravier fin est requis pour sa maintenance.

    Attention : Ne pas cohabiter l'espèce avec des poissons hyperactives ou agressives ; les poissons seraient vite intimidés et finiraient par disparaître dans la végétation et ne se montrer que rarement.

    Attention : Le bien-être du poisson et la reproduction de son environnement naturel est primordiale pour la maintenance de cette espèce ; vivant dans de mauvaises conditions ou dans un environnement lui plaisant pas, il peut s'adapter très mal et parfois se laisser mourir ! 

    Le non-respect du bien-être et de mauvaises conditions de maintenance, en captivité, sont les premières causes de mortalité chez cette espèce ; sa longévité peut devenir très vite réduite (parfois, les poissons ne survivent pas plus d'un mois après avoir été introduit !).

    Alimentation : Omnivore, à prédominance carnivore. L'espèce chasse près du fond de l'eau toutes sortes d'invertébrés aquatiques, de crevettes et autres organismes benthiques.

    En captivité, une nourriture vivante est largement plus appréciée que celle congelée. Des vers de vase rouges, larves de moustiques, daphnies et gammares peuvent être distribués vivants aux poissons. D'ailleurs, comme chez beaucoup d'espèces, les proies vivantes stimulent davantage la reproduction et la coloration des poissons.

    Reproduction : L'espèce étant timide, le bassin où la reproduction aura lieu comportera un nombre important de cachettes, sous forme de roches, de bois immergé et de végétation dense. Le substrat sera de type sableux. La reproduction est, avant tout, stimulée par l'apport régulier de proies vivantes ainsi qu'un changement d'eau du bassin sur plusieurs jours pour simuler un début de saison des pluies.

    Un dimorphisme sexuel est facilement observable ; les mâles présentent une nageoire dorsale plus développée et un abdomen, souvent, colorée de rouge-violâtre que chez les femelles. La femelle présente, avant le frai, un abdomen arrondie.

    Pendant le frai, le mâle devient très vite territorial et ne tolère pas la présence d'autres mâles, considérés comme rivaux.

    La femelle peut pondre entre 150 et 300 œufs mais des femelles matures peuvent en pondre jusqu'à 500. Les œufs sont de petite taille (env. 1 millimètre) et déposés sur des roches plates ou dans des petites crevasses rocheuses ou des trous creusés dans le gravier. L'espèce est un bon nidificateur et effectue régulièrement des soins parentaux à la couvée ; aération des œufs, défense du nid, ... Les œufs ont besoin de chaleur pour être incubés ; la température de l'eau doit être constante à 29°C.

    Les alevins nagent en pleine eau à partir du 5ème jour après la naissance. Ils sont escortés et guidés par leurs parents, et les rassemblent ensemble autour des sites de nourritures riche en zooplancton (infusoires, paramécies, ...).

    Remarque : Il peut arriver que le couple devient instable pendant la période de reproduction. C'est une période critique de la reproduction, surtout chez les jeunes couples. Lorsque le couple devient instable, les parents se séparent et peuvent détruire la couvée en la dévorant.

    Attention : L'espèce, comme tous les autres espèces de cichlidés sauvages, est beaucoup plus colorée que les spécimens ayant été élevés en captivité. Souvent, ils en souffrent à cause d'une mauvaise maintenance et des injections répétées d'hormones pour intensifier artificiellement leurs couleurs. Malheureusement, ces injections hormonales entraînent une baisse de fertilité ; en captivité, environ 30% des mâles Mikrogeophagus ramizeri sont stériles en raison des injections.

    La variété Jumbo de l'espèce a totalement perdu ses capacités reproductrices contre des couleurs beaucoup plus intenses, pour satisfaire les aquariophiles.

    Zone de vie : Zone inférieure

    Température de l'eau : 24°C à 29°C

    Dureté de l'eau : 1 °d GH à 5 °d GH

    pH : 5,5 - 7

     

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